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DISCOURS DE CEREMONIE DES VŒUX 2012 PDF Imprimer
Le 6 Janvier 2012

Merci à Franck DUFFAURET pour ses propos et pour ses vœux :

Des vœux adressés, d’une manière générale à l’attention de chacun et chacune d’entre vous présents ce soir : vœux essentiels pour de bonnes relations publiques avec les usagers de nos services et les partenaires que vous représentez ;

Vœux adressés, d’une façon plus particulière, à l’attention de ses collègues agents municipaux : vœux indispensables pour de bonnes relations sociales au sein de la collectivité ;

Et vœux adressés, il ne les a pas oublié à l’attention des élus municipaux : voeux obligés (mais je ne doute pas de leur sincérité) pour de bonnes relations professionnelles avec son employeur.

A mon tour et avec la même ambition, au nom de l’équipe municipale présente ce soir, nous vous adressons tous nos meilleurs vœux pour l’année 2012, en vous souhaitant en toute simplicité, mais c’est là l’essentiel, que votre santé, et celle de ceux qui vous sont proches, vous permettent de profiter pleinement de la vie.

Une cérémonie des vœux c’est toujours un moment particulier :
  • c’est d’abord un moment de rassemblement autour de ce qui nous réuni : notre ville Cerizay, un destin collectif et des valeurs à partager.
  • c’est aussi l’occasion d’expressions : celle des vœux bien sûr, mais aussi celle d’informations et d’explications sur ce qui animent notre vie municipale…mais également, dans une période troublée qui a besoin de clarté, l’expression de convictions.
  • Une cérémonie des vœux c’est aussi une période dans un contexte :

Une période d’abord : celle vécue comme un moment de transition ou l’on a le sentiment l’espace d’une soirée d’être à un carrefour, où 2011 est encore présent dans nos esprits et nos mémoires, et où 2012 se dessine progressivement devant nous.

Une période où le temps semble quelque peu suspendu pour faire une pause, une parenthèse dans le tourbillon des événements de notre époque.

Une période ou l’on voudrait se détourner des dures réalités de notre temps, pour avoir l’esprit, (et me concernant la plume et le discours), plus léger.

Mais l’actualité et la loi du temps nous rattrapent vite… et 2012 que nous touchons maintenant depuis quelques jours, du bout des doigts, nous rappelle à ses réalités et à son contexte.


Un contexte marqué par une crise. Une crise, qui depuis fin 2008, arrivée imprévue des premières turbulences, semble s’inscrire dans la durée… dévoilant chaque année une forme nouvelle et un visage nouveau.

D’une crise des marchés financiers née de spéculations boursières sans morale en 2008 ;

Naturellement étendue à un système bancaire complice, en 2009 ;

Qui s’est propagée en 2010 aux entreprises et aux salariés, pourtant coupables de rien ;

Pour finalement devenir en 2011, une crise de la dette des Etats et de l’Europe.

A peine un cycle terminé, qu’un autre se dessine... et aux dires des spécialistes en ces jours de nouvel an, où on se souhaite le meilleur…on nous annonce déjà 2012 comme l’année du pire.

Spirale infernale qui plonge notre société dans le doute et la morosité et qui, dans les difficultés du présent, interroge nos concitoyens sur les joies possibles de l’avenir.

Système inquiétant avec l’impression que nos équilibres ne tiennent plus qu’à un fil, mais que ce ne sont plus nos Dirigeants qui tirent les ficelles.

Période curieuse que cette 1ère décennie de ce 21ième siècle, ère nouvelle tant attendue, qui augurait le meilleur, avec des espoirs de progrès, de technologies et de découvertes, et qui aujourd’hui suscite difficultés, méfiances et défiances, …mais surtout l’angoisse pour son avenir et celui de ses enfants.

Contexte paradoxal enfin, à la fois mouvementé et tourmenté, marqué dans le même temps, par la profondeur d’un grand vide, celui de l’incertitude et d’un changement qui peine à accomplir.

Face à la complexité de ce contexte, à notre échelle il nous faut plus que jamais faire preuve d’équilibre pour maintenir le cap et concrétiser nos engagements.

Un équilibre d’abord, entre un œil sur le passé pour rendre compte (c’est un devoir), et une nécessaire projection sur l’avenir (c’est une exigence) pour continuer de dessiner des perspectives à notre ville et ses habitants.

Pour Cerizay l’année 2011, aura vu s’ouvrir et s’accomplir d’importants projets parmi lesquels :

-    en matière d’habitat et de logement :
  • L’ouverture d’un nouveau lotissement à la Gaudillière ;
  • Le lancement de la construction d’un parc de 18 locatifs en centre-ville ;
  • Et la livraison de la 1ère phase du RU de la Herse avec 28 logements sur les 60 prévus ;

-    en matière socio-culturel :
  • la réalisation d’une nouvelle bibliothèque ouvrant une nouvelle page de la vie culturelle sur notre ville ;
  • et en même temps que sa rénovation, l’ouverture du cinéma sur les nouvelles technologies du numérique et du 3D ;

-    en matière d’environnement :
  • l’aménagement de la vallée de Puy Genest en un parcours pédagogique et accessible ;
  • et le passage de l’éclairage public en centre-ville à des normes écologiques sous forme led ;

- en matière économique : l’ouverture du parc d’activité de la Gondromière avec l’implantation de la Cavac en soutien à l’économie agricole ; la reprise des bâtiments ex CSV par la société MTI avec la perspective d’emplois ; et d’une manière générale sur notre territoire, le maintien voire le développement de l’emploi malgré une conjoncture difficile.

2012 verra ce concrétiser les principaux programmes engagés.

Ce sera le cas :
  • aux mois de mai et juin avec la livraison des 18 logements du centre-ville ;
  • avec l’ouverture de la 2ième tranche des travaux du site de la Herse, qui prévoit la destruction de 2 immeubles HLM et la création de nouveaux logements ;
  • avec la réception des nouveaux locaux de l’association radio Collines FM et son intégration en centre-ville… d’ici quelques jours.

2012 sera aussi l’engagement de nouveaux chantiers :
  • Avec le lancement dans les prochains mois de travaux pour l’ouverture d’un nouveau lotissement aux Basses Merlatières (le 3ième sur le mandat) ;
  • L’investissement de 300 000 € pour la réfection des rues du centre-ville ;
  • Toujours sur le centre-ville l’aménagement d’une partie de la place de l’église dans sa liaison avec la maison de retraite et le parc de Puy Genest ;
  •  La poursuite de la rénovation de nos équipements publics avec les salles Victor Hugo et Léo Lagrange ;
  • La réalisation d’un espace jeunesse « cyber c@fé » ;
  • La création autour de la Cressonnière d’un parcours de mobilité santé pour personnes âgées ;
  • Ou encore la réalisation d’un diagnostic environnemental permettant de mieux connaître nos ressources naturelles sur la ville.

Tracer des perspectives et travailler à l’avenir de notre ville ce n’est pas s’arrêter à 2012, ni à la durée de notre mandat, c’est aller au-delà et préfigurer les projets qui dessineront « Cerizay demain »…

Aussi, au cours de cette année :
  • Nous lancerons l’étude de préfiguration d’une maison des services médicaux et paramédicaux dans la continuité du bâtiment de l’actuelle bibliothèque, avec le souhait d’un début de travaux sur l’année 2013.
  • A l’image de ce qui ce fait sur le site de la Herse, nous lancerons l’étude de rénovation urbaine du quartier HLM de la Gourre d’or, avec la perspective des 1ers travaux sur 2013.
  • Enfin toujours sur 2012, nous ouvrirons également l’étude de la rénovation de l’avenue du Gal de Gaulle en prévision de sa programmation sur la prochaine mandature.



Ces réalisations s’inscrivent dans un juste équilibre : c’est le 2nd :

Celui entre une exigence de gestion qui s’impose à nous un contexte de réduction progressive de nos moyens, et le rappel aux valeurs fondamentales qui doivent continuer à guider notre action politique.


La rigueur et l’austérité décidées au niveau supérieur s’applique à nous… et à nos budgets.

Nous en subissons déjà certaines conséquences avec la disparition prochaine de subventions européennes ; le gel voire la baisse des dotations de l’Etat ; la disparition de recettes liées à la TP, et désormais le durcissement du recours à l’emprunt pour les collectivités.

Ce cadre de plus en plus contraint nous oblige. Il nous oblige dans nos choix d’investissement. Il nous oblige dans le rythme de nos engagements.

Pour autant ces contraintes de gestion ne doivent pas prendre le pas sur le sens et les valeurs.

Nos actions ne s’inscrivent pas dans un simple catalogue vide de sens, elles sont animées de valeurs :

Celle de la solidarité : lorsque nous décidons de soutenir l’accès à l’habitat social, mais aussi l’accès à l’alimentation avec l’épicerie sociale et les restos du cœur et demain la création de jardins collectifs sur le site de la Herse.

Celle du développement économique et de l’emploi : quand nous décidons d’investir sur l’année 2012, plus d’1,5 M€ en projets sur la commune.



Celle du développement durable : quand nous engageons un diagnostic environnemental sur la ville.

Celle de l’égalité des chances : quand nous poursuivons seul, le Programme de réussite Educative pour les élèves en difficultés après l’abandon des aides de l’Etat ; quand nous confortons les moyens de l’association Point de Mire pour mieux accueillir l’enfance et la jeunesse de notre commune.

Celui de la justice sociale : quand nous décidons de maintenir les tarifs de nos services basés sur les ressources des familles.

Celui de l’accès à la culture et aux savoirs : quand nous faisons le choix d’une nouvelle bibliothèque.

Celui de la démocratie et de la citoyenneté : quand chaque année nous déployons tous nos efforts pour organiser 6 réunions de quartiers au plus près des habitants, comme se sera encore le cas au mois de février prochain.

Notre objectif n’est pas d’accumuler les réalisations.

Notre volonté est d’agir pour que chacun trouve sa place dans notre Ville, et que notre Ville face une place, à chacun.

Pour qu’habiter Cerizay ne soit pas seulement un CHOIX DE VILLE mais aussi un CHOIX DE VIE.


Si ces actions s’inscrivent dans des moyens, elles s’inscrivent aussi dans un espace, celui de notre commune Cerizay, celui qui produit notre proximité et nos relations ; un espace, qui demain devra intégrer de futurs périmètres autour desquels s’organisera notre bassin de vie. C’est notre 3ième équilibre.


Tel un paradoxe et non un contre sens « notre proximité va s’élargir ».

Sur bien des domaines notre seule dimension communale ne suffit plus pour construire notre AVENIR COMMUN  et  répondre aux DEFIS DE DEMAIN.

L’intercommunalité autrement dit le regroupement de communes prend une place prépondérante dans notre vie quotidienne.

Le développement économique, la gestion de nos déchets, l’approvisionnement en eau potable, la culture, les espaces aquatiques… sont le fruit d’une gestion collective entre plusieurs communes.

Mais l’évolution de notre siècle nous impose de nouveaux enjeux et de nouveaux besoins.

De nouveaux enjeux et de nouveaux besoins, auxquels nous devons répondre par de nouveaux espaces de coopération.

A la recherche de ces nouvelles formes de solidarité, de collaboration et de complémentarité, notre ville Cerizay et avec elle 43 autres communes, représentant un territoire de 73 000 habitants ont fait le choix de se regrouper à l’horizon fin 2013 au sein d’une Communauté d’Agglomération.


Non pas pour disparaître, mais pour mieux exister !

Non pas pour être affaibli, mais pour être renforcé !

Non pas pour s’éloigner, comme on pourrait le penser, mais pour encore plus se rapprocher…

Se rapprocher de vous, en répondant aux défis de notre siècle et aux besoins des générations futures : ceux du développement durable et du respect de notre environnement, ceux des nouvelles technologies avec l’accès au très haut débit, ceux du déplacement et d’une politique de transport sur notre territoire, ceux de l’accès aux services de soin et de santé, de la petite enfance ou de la personne âgée…

A travers cette Communauté d’Agglomération en cours de création se préfigure une communauté de vie et de destin de 73 000 habitants, que nous devrons partager avec vous… et avec nos voisins.



Dernier équilibre enfin, celui entre la réalité, celle la dureté de notre temps et de notre époque  et  l’indispensable espérance en des lendemains meilleurs sans lequel aucune dynamique n’est possible.


Nous ne pouvons ignorer les difficultés auxquelles notre Pays est confronté.

Plus de 3 millions de personnes sans emploi, 190 Mds d’€ de déficit… les chiffres de cette crise, lorsqu’ils sont évoqués donnent le vertige et apparaissent comme des sommets inaccessibles … ils sont pourtant atteints…. et se sont des gouffres !


Cette situation difficile met à rude épreuve notre histoire, notre modèle social et nos moyens, mais aussi nos valeurs, nos comportements, nos relations et nos espoirs.

Mais la dureté de notre époque ce n’est pas seulement une conjoncture, ce n’est pas seulement un contexte économique, ce n’est pas seulement le fait de marchés financiers sans scrupules : la dureté de notre temps, c’est aussi des choix politiques.

Des choix politiques qui au cours des 5 dernières années ont aggravé la situation en creusant les déficits et les inégalités entre les citoyens :
  • la dureté de notre temps, ce sont des privilèges accordés à ceux déjà, privilégiés ;
  • la dureté de notre temps, c’est la baisse de l’impôt sur la grande fortune et un « bouclier fiscal » qui a vu les plus riches être exonérés d’impôt et l’Etat leur reverser de l’argent ;
  • la dureté de notre temps, ce sont des efforts demandés aux plus modestes et à ceux qui sont déjà, dans le sacrifice ;
  • la dureté de notre temps, c’est 1 million de demandeurs d’emplois de plus en 5 ans ;
  • la dureté de notre temps, c’est l’école de nos enfants sacrifiés sur des principes comptables ;
  • la dureté de notre temps, c’est un droit à la santé fragilisé… pour les plus fragiles ;
  • la dureté de notre temps c’est le pouvoir de l’argent sur le pouvoir politique ;
  • la dureté de notre temps c’est le grand écart entre une réunion au Fouquet’s avec les puissants un soir d’élection en 2007, et 5 ans plus tard, en prémisse d’une nouvelle période électorale, une visite aux plus faibles dans un resto du cœur.

Mais ne nous cachons pas, car il nous faut aussi prendre notre part, à la réalité de notre époque, car la dureté de notre temps, c’est aussi un peu de nous et de nos comportements :
  • c’est un peu de nous, lorsque nous oublions l’essentiel qui forge une vie collective et que nous privilégions l’individualisme et le chacun pour soi.
  • c’est un peu de nous, lorsque nous sommes indifférents aux malheurs des autres et que nous considérons hier nos collègues ou nos voisins, comme aujourd’hui des concurrents à une vie meilleure.
  • c’est un peu de nous, lorsque nous ne sommes plus indignés et révoltés de l’exclusion et de la misère qui grandit.
  • c’est surtout un peu de nous, lorsque nous ne sommes plus capables de nous entraider et que nous délaissons cette valeur inscrite sur le fronton de nos Mairies celle de la FRATERNITE ; valeur qui avant d’être l’affaire de toute Action Politique ou Homme d’Etat, doit d’abord découler de nous même, de nos mentalités, de nos attitudes et de nos comportements pour mettre en œuvre LE VIVRE ENSEMBLE.

De la dureté du temps présent, aux promesses d’un avenir nouveau : ce sera l’enjeu dans quelques mois des élections présidentielles et législatives.

Aussi grandes soient elles, les difficultés auxquelles notre époque et notre société sont confrontées ne doivent pas pour autant se transformer :
  • en menace ou en danger qui serviraient une politique de la peur ou de la terreur : on ne construit rien avec une population apeurée.
  • ni en promesses utopiques qui serviraient une politique du mensonge, comme c’est souvent le cas des extrêmes.

Entre les deux, il convient de laisser une place à l’espoir.

Un espoir avec des exigences : celle de la vérité, celle de la parole donnée et du respect des engagements, celle de l’effort et parfois des sacrifices. Car ne soyons pas dupe la gravité de la situation nous l’imposera… mais avec des sacrifices justes et équitablement répartis.

Mais un espoir quand même.    Un espoir…

Pour que 2012 soit l’année d’un autre temps, celui d’un temps nouveau ;

Pour que 2012 ne soit plus l’année de l’incertitude, mais l’année d’un nouvel horizon ;

Pour que 2012 ne soit pas l’année de l’isolement et de l’exclusion, mais l’année du rassemblement ;

Pour que 2012 ne soit pas seulement une année de projets, mais une année de progrès ;

Pour que 2012 ne soit pas une année de régressions, mais une année d’innovations ;

Pour que 2012 ne soit pas seulement l’année de l’élection d’un Président, mais du choix d’un Destin collectif ;

Pour que 2012 soit une année de changement vous m’avez compris,      mais aussi de la continuité, de la continuité avec le Député Jean GRELLIER qui repartira au combat lors des élections législatives au mois de juin prochain ;

Pour que 2012 ne soit pas seulement une année de combat, mais une année de victoires ;

Pour que 2012
ne soit pas seulement l’année du changement, mais l’année du dépassement. Du dépassement de soi et de ses intérêts personnels pour retrouver le sens d’une VIE COLLECTIVE et de l’INTERET GENERAL ;

Pour que 2012 soit pour chacune et chacun d’entre vous, non pas une année de plus, mais UNE ANNEE DE MIEUX.


Alors je suis sûr, que contrairement aux prévisions, 2012 ne sera pas l’année du pire…mais sera L’ANNEE DU MEILLEUR.

Je vous remercie de votre attention.


Cerizay, le 6 janvier 2012