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Avant 1960

Au nord-ouest du département des Deux-Sèvres, Cerizay s’étend sur les rives vertes d’un petit ruisseau qui, coulant est-ouest, se jette à quelques kilomètres dans la Sèvre Nantaise.

L’origine du nom

serait gallo-romaine. Le centre de la ville

était, au Moyen Âge, situé au pied du château féodal. Les deux dernières tours de ce château ainsi que son ancienne chapelle romane du XIIème siècle furent démolies lors de la construction, en 1890, de l’église actuelle. 

A la veille de la Révolution, la paroisse de Cerizay compte environ 1 800 habitants.

Après les dommages des guerres de religion qui au XVIème n’avaient pas épargné la région, Cerizay allait connaître les destructions des guerres de Vendée. Après la sanglante révolte de la Saint-Louis (août 1792) qui échoue sous les murs de Bressuire, Cerizay est marquée par le passage de Westermann (octobre 1793) puis la colonne infernale de Grignon (janvier 1794). La ville sera épargnée, mais les châteaux et la plupart des villages seront brûlés. Cerizay est divisée entre bleus (surtout du bourg) et blancs (surtout de la campagne). Le château de la Roche est pendant quelques temps le quartier général de l’armée catholique d’Anjou et du Bas-Poitou en 1794. Les chefs locaux sont Marigny, ancien officier de marine, fusillé par les siens à Combrand, puis Richard, marchant de boeufs à Cirières, tué début 1796.

1802 voit la création de la Petite Eglise des non-concordataires, d’où la chapelle des dissidents au hameau cerizéen de Beauchêne, toute proche de la grande chapelle romane de Notre Dame de Beauchêne, lieu très ancien de pèlerinage (XIIIème siècle).

Après une période de reconstruction (début XIXème), Cerizay garde sa structure rurale tout au long du siècle et retrouve l’effectif de sa population d’origine, diminuée d’un tiers lors des guerres de Vendée. Foires et marchés sont prospères. Un député-maire de Cerizay, Charles Le Roux, par ailleurs peintre, est un pionnier du développement de l’agriculture dans le Bocage vers 1860. La ville se développe le long des deux nouvelles grand-routes départementales Nantes-Niort et Saumur-La-Roche-sur-Yon, lesquelles se croisent devant la nouvelle mairie (laquelle sera brûlée en 1944), et devant le monument aux morts de la guerre 1914-1918 (aujourd’hui déplacé). Cerizay a aussi sa voie ferrée et sa gare.

Après la première guerre mondiale, Cerizay voit le développement rapide de petites entreprises : une fabrique de céramique (Beaud), d’élévateurs de paille (Brémond), deux ateliers de chaussures (Plé, Bidet-Gazeau), deux de carrosserie (Heuliez, Démas), deux scieries (Thibaud-Verdon, Chabauty). Cerizay est en 1939 un petit centre industriel conforté par l’activité d’une campagne active, et compte alors près de 2 000 habitants.

La ville accueille en 1939 des réfugiés polonais, en 1940 des réfugiés des Ardennes, puis connaît les heures sombres de l’occupation allemande. La grande figure de l’Abbé Lerat, curé de Cerizay, soutient le patriotisme des habitants. La résistance s’organise.

Le sinistre sera vécu douloureusement par les Cerizéens. Un quart de la population est sinistré. Un plan de reconstruction est établi. Malgré les lenteurs et les erreurs, il sera réalisé (avec des adaptations) et sera une chance pour le nouveau Cerizay.

source M. Michel CHATRY (conseiller municipal de 1989 à 2001

Après 1960

Lors de la visite du Général de Gaulle en 1963, Cerizay compte 3 100 habitants et dix entreprises emploient 1 500 ouvriers.

Le Cerizay d’aujourd’hui (un peu moins de 5 000 habitants) est en effet né de la guerre. La reconstruction de la ville a dopé les énergies et favorisé les initiatives. La seconde moitié du XXème siècle verra la jeune industrie cerizéenne se transformer profondément et la plupart des petites entreprises de l’entre-deux guerres disparaître ou se transférer ailleurs.

Mais l’une d’entre elles, la carosserie Heuliez, va connaître un développement exceptionnel et bien au-delà des limites de la ville et du canton. De nouvelles industries vont de plus apparaître, créant des emplois féminins dans la confection (CSV avec Cousseau, la Confection Familiale avec Aubert), exportatrices et parfois à la pointe de leur technologie, telles, entre autres, Wesco, l’imprimerie Fazilleau…

Durant les Trente Glorieuses, la population a plus que doublé. On le doit à la modernisation rapide du monde rural et à l’exode vers le bourg-centre, mais aussi à un apport original de population extérieure. Les besoins de main d’œuvre à la fin des années 60 étaient tels qu’Heuliez fit appel à l’immigration portugaise, si bien que les Portugais représentent en l’an 2004 près d’un cinquième de la population. L’immigration portugaise a cessé, mais aujourd’hui comme hier, les Cerizéens offrent aux nouveaux habitants attirés par l’activité industrielle du Bocage accueil et hospitalité.

Plutôt que d’être qualifiée comme dans les années 50 de cité ouvrière rurale, Cerizay se targue en ce début de XXème siècle d’être une ville industrielle du Bocage, moteur d’innovation, marquée par l’immigration et le dynamisme. Elle est caractérisée par son environnement vert, son domaine de la Roche et sa campagne. Celle-ci a vu, fin XXème siècle, se concentrer les exploitations agricoles et se moderniser les circuits de distribution des productions fermières.

Le réaménagement du centre-ville, engagé en 1987, est aujourd’hui bien avancé.

Avec la Griotte, nouvelle salle de spectacles et de manifestations diverses, la réalisation du terrain de sport synthétique, la restauration du château de la Roche le transformant en gîte de groupes, la construction imminente d’un espace aquatique ludique, le projet d’aménagement d’une Maison de l’Enfance au château de Puy Genest acquis par la ville en 2003, sans compter la réhabilitation de la place de la République et de la Résidence du Bocage, Cerizay offre l’image d’une ville résolument tournée vers l’avenir.

La vie sociale est active, avec des formules originales de solidarité, par exemple pour la petite enfance, les étudiants (Revenu Minimum Etudiant), l’emploi et l’aide aux personnes (espace Emploi), comme en matière de prévention. La vie culturelle se développe avec la mise en place d’un service culturel au sein de la mairie travaillant en réseau avec la bibliothèque municipale, les structures voisines nées de l’intercommunalité, et, bien sûr, les nombreuses associations qui dynamisent la vie locale. Un cinéma, une radio locale, une école de musique intercommunale et un centre socio-culturel complètent la gamme des structures ouvertes aux habitants. En matière d’équipements sportifs Cerizay a tout d’une grande, permettant ainsi d’offrir des activités pour tous les goûts et tous les âges.

Les nouveaux enjeux auxquels la ville est aujourd’hui confrontée sont ceux de la décentralisation et du développement durable. Cependant les partenariats au sein de la communauté de communes Delta Sèvre Argent, la diversification industrielle et le développement économique et social permettent à Cerizay de commencer ce nouveau siècle dans la confiance, avec la même énergie innovatrice dont les habitants ont su faire preuve au cours de siècles passés.

Source M. Michel CHATRY

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